Casse-tête du lundi soir

Non non, moi je n’ai pas bidouillé les fucking birds!
Je suis rentrée à presque 20h d’une réunion au collège et je reçois le mail d’un ancien élève aujourd’hui en seconde (qui me raconte ses déboires….) et qui termine par:

« J’espère ne pas vous avoir déçu avec tout ça. En espérant que vous m’aimez toujours. »

Voilà…

Ça fait 1h que je réfléchis à une réponse! 😂😂😂

Carnaval des écoles!

Le thème du Carnaval 2018, vous l’aurez compris, c’est le Brésil!

Après une matinée dans le gymnase de Pessac pour voir les filles se prendre une taule…

Après avoir cuisiné une soupe brésilienne caldinho végétal: haricots rouges, oignons et seitan revenus dans le cumin et champignons de Paris à la sauce soja…

On retrouve la joyeuse équipe à 14h30… malheur: il pleut des cordes!!!!heureusement, le moral est au mega beau fixe!

Louise fait fureur avec son déguisement de Ara bleu!

Si bien que Marion lui propose de monter sur le char de Monsieur Carnaval!

Le défilé bat son plein au rythme de la fanfare, du sound painting de l’école de musique et de la capoeira!


Grosse ambiance à la buvette!

Lâcher de ballons-leds! C’est beau!!!

Le gang des nissarts!

Super soirée, super ambiance, beaucoup de rigolade mais quelle humidité! Gros coup de froid sur le Brésil! Je ne vous mets pas les vidéos de fin de soirée… ça mettrait en doute le sérieux de l’asso!!
#helium
#bieres

[L E C T U R E] Mes coups de ❤️ de l’hiver

Ce post est dédié à Elfi qui a maintenant le temps pour lire! Et à tous ceux/celles qui cherchent de la lecture! Merci de partager aussi vos coups de ❤️ en commentaire!

Durant l’hiver, qui a duré 20 mois en Gironde… j’ai lu:

1- la Promesse de l’aube de Romain Gary.

Il se trouve que j’ai fait le cheminement à l’envers pour ce livre. Le ciné du coin l’avait programmé donc j’ai d’abord vu le film. Magnifique.

Mais le livre….waouhhhh! Quel choc! Cette écriture si fluide, cette vie si trépidante, cet humour fin… et l’expression de l’amour maternel.. tout est réuni pour passer un moment magique. Impossible de poser le bouquin tant que ce n’est pas fini. Et cette furieuse envie de tout lire chez Romain Gary et Emile Ajar!

2- Moura, la mémoire incendiée, d’Alexandra Lapierre.

Ahhhhh Moura…
Le pitch: une aristocrate russe dans la tourmente des Révolutions de 1917, sa vie sous le communisme et son aura internationale! Bon, vous l’aurez compris, Moura a eu une vie passionnante! Au delà de son histoire, la qualité de l’écriture y fait beaucoup! Alexandra Lapierre, fille de Dominique Lapierre….et oui, dans la famille Lapierre, on se transmet le don du récit historique! Le livre est très bien renseigné sur le contexte, il se lit comme on mange quelque chose de sucré et de fondant… un peu comme du nougat! Il reste dans l’esprit longtemps longtemps après…

Et en faisant des recherches sur Moura, j’apprends qu’elle a participé à la découverte du jeune Romain Gary alors aviateur à Londres sous De Gaulle et au lancement de son premier livre: une Education européenne. La boucle est bouclée!

3-Changement de lieu, changement d’époque… tout le monde doit lire l’art de Perdre de Alice Zeniter. En plus, c’est le Goncourt des lycéens…

L’art de perdre, c’est une fresque familiale comme je les adore… (souvenez vous que je suis mega fan des Thibault de Roger Martin du Gard!). C’est l’histoire de Naïma qui-plutôt contrainte et forcée-se lance dans la compréhension de son histoire familiale et donc personnelle.
Les deux premières parties sont fascinantes. On est en Algérie, plus particulièrement en Kabylie, sous le soleil brûlant et au milieu des olives…. vraiment le genre de lecture dont on a besoin en hiver!
Le problème, c’est qu’on y est dans les années de la guerre. La 2e partie, moins ensoleillée, raconte la fuite, l’exil, les camps en France… car son grand-père, découvre-t-elle, est un harki. C’est donc aussi un roman-travail de mémoire, une lecture nécessaire et toujours tournée sur la famille, ce qui donne des passages assez comiques. Grâce à cette recherche, Naïma comprend mieux ses racines et se comprend mieux elle-même. Ce que j’ai adoré, dans cette période de recherche identitaire dont on nous rabat les oreilles, c’est le personnage de Naïma, coincée entre une grand-mère dont elle ne parle pas la langue, un père qui a effacé toute trace d’Algerie et sa vie de fille moderne à Paris! Full combo pour celle qui ne cherche finalement que le « droit » d’être elle-même, en toute liberté!

Voilà! Et en ce moment, je lis un livre sur Lusseyran dont je vous reparlerai certainement…