Prière à Vienne

Pendant notre visite de Vienne avec un protestant et une catholique, nous sommes passés devant la seule synagogue de la ville et admiré la cathédrale Saint Étienne.
Puis nous avons flâné devant la vitrine d’un groupuscule anti-avortement, installé à cet endroit depuis une dizaine d’années.

Le lieu n’a pas été choisi par hasard puisqu’ils sont voisins d’une clinique d’avortement. Quelques heurts ont eu lieu au début.

Plus tard dans la journée, alors que nous approchons du stade de Vienne pour rejoindre le Stadionbad (complexe nautique de plein-air), nous tombons nez à nez avec une foule de gens endimanchés qui descendent des gradins.

Bonjour, vous connaissez Jésus?

Et oui, c’était la Convention des Témoins de Jéhovah!

Dommage que je n’ai pu prendre en photo les jeunes Sikhs qui jouaient au cricket!

So young to be such a buffoon

Salzburg – Wien

Carte à visualiser sur le blog.

Rien d’exceptionnel pendant ce trajet. Nous avons quitté les Alpes et nous entrons dans les plaines autrichiennes qui sont on ne peut plus banales.

Seul point remarquable, la vitesse car nous avons réservé un train à grande vitesse.

Ce qui ne l’empêche pas d’être sale et bruyant, rempli de mecs avinés entrechoquant leur packs de bière. Ok, c’était le début du week-end…

On en viendrait presque à regretter les trains régionaux italiens et slovènes!

Une ville, une histoire: Gorizia

Pour commencer ma nouvelle rubrique, rien de mieux que ces villes-jumelles: Gorizia en Italie/Nova Gorica en Slovenie.
En préparant le voyage, on avait trouvé cette configuration plutôt bizarre mais c’est notre chauffeur de taxi qui nous met sur la voie de l’explication…

Après la 2ème Guerre mondiale et jusqu’en 1947, la ville est sous double occupation: la zone A est occupée par les Anglo-Americains, la zone B par les yougoslaves communistes…guerre froide, mon amour!! Un rideau de fer en somme! C’est ce que les locaux appellent « the roof », le toit, qui marque la séparation:

En 1947, le traité de Paris (oui, le même qui rend Tende à la France…) donne la zone A à l’Italie tandis que la zone B est intégrée aux républiques socialistes de Slovénie et de Croatie, dans la fédération yougoslave.

Après, ça se corse!! C’est la piazza della Transalpina, qui est une place publique située à cheval sur Gorizia en Italie et Nova Gorica en Slovénie, qui illustre le mieux la situation!

Cette place se situe face à la gare qui, inaugurée en 1906 alors que le lieu appartient à l’empire austro-hongrois, se situe sur la ligne « transalpine » qui relie Trieste à Jesenice! Mais en 1947, cette gare revient aux Yougoslaves.
Ca va? On suit au fond?

La frontière est alors matérialisée par une clôture (que l’on a gardé en souvenir, regardez bien ma photo) que l’on surnomme: le mur de Gorizia! Et tout ça, bien avant le mur de Berlin!! Les Slovènes n’ont donc plus qu’à construire « leur » ville, qu’ils débutent en 1948 et qu’ils nomment la « nouvelle » Gorizia. En témoigne une architecture moderne, issue des canons de l’ère soviétique:

Cette frontière reste fermée jusqu’en 1955, puis progressivement, dans les années 1960, elle s’ouvre pour autoriser le passage des personnes et des marchandises. Les commerçants italiens de Gorizia s’enrichissent alors car les Slovènes, bloqués dans l’économie communiste de la Yougoslavie, traversent régulièrement la frontière pour venir faire leurs courses à l’Ouest, dans le bloc capitaliste!
Aujourd’hui, l’inverse se produit: les Italiens franchissent la frontière (mais sans laisser-passer) pour profiter de prix plus bas en Slovénie….et ils enrichissent donc leurs voisins… Un prêté pour un rendu!!

En 2004, la Slovenie entre dans l’UE et la clôture est démontée, soit 13 ans après l’indépendance du pays quand même… La circulation n’est pas encore complètement libre, les conditions sont compliquées: Il faut que la personne ayant pénétrée sur la place depuis un pays la quitte en revenant vers ce même pays….
Des points de passage officiels sont situés à quelques centaines de mètres de la place.

Le 21 décembre 2007, la Slovénie intègre l’espace Schengen : le mouvement des personnes sur la place devient alors complètement libre!

Et voilà! Alors aujourd’hui, malgré les traités européens, les mesures en faveur des Eurorégions, on peut se demander si toute cette paperasse bruxelloise est arrivée jusqu’à Gorizia… Parce que franchement, s’arrêter dans une gare pour en rejoindre une 2ème qui se trouve à 4 km, ça ne joue pas la carte de l’Europe ouverte…

Canicule!!

On croyait être au frais dans les Alpes mais bon….

On peut dire qu’on a cherché l’ombre!!

Ce soir à Vienne, il fait tellement chaud que nous sommes retranchés dans notre chambre climatisée!!
On se prend un petit apéro…

Avant d’attaquer la fournaise!!

Vienne:

Budapest:

24 Stunden in Salzburg!

Voilà! C’est notre coup de cœur!! (Pour l’instant…!!!)

Pourquoi avoir choisi Salzburg? Au départ, c’est un conseil de ma « correspondante » allemande. Et puis, on s’est dit que ce serait une bonne étape pour couper la route de Vienne.

Et finalement, il faut venir à Salzbourg pour Salzbourg.

D’abord parce que c’est la ville de Mozart, ehhhhh ouais!!

Et là, on a fait les « vrais touristos »!! Deux musées en quelques heures avec un très gros « like » pour la maison dans laquelle il a vécu car il y a de très nombreux instruments d’époque, dont son premier pianoforte! Et en plus, on a des audioguides et là, pour Octave, c’est la révélation!!!

Si bien qu’il a voulu absolument y retourner ce matin… Louise quant à elle ne sort pas d’une pièce avant d’avoir TOUT écouté… On aurait peut-être dû aller boire une bière nous!!

Petit passage aux jardins Mirabell, agencés au cordeau….c’est beau…mais c’est chaud!!

Ces jardins sont en réalité un cadeau, celui du prince-archevêque Wolf Dietrich de Raitenau pour sa chérie… Ouais, bof…c’est vrai qu’un jardin ça fait pas trop rêver… Mais Pandora n’existait pas encore alors… Et elle devait kiffer car après, ils ont eu 15 enfants….quoi???? Un archevêque qui a 15 enfants??? Mais ils sont fous ces Autrichiens!!

On poursuit par la promenade en bateau sur la Salzach (de vrais touristes je vous dis) où l’on écoute religieusement (!!) les commentaires en allemand! (Et en anglais aussi!).

Vous devez vous dire qu’on a pété un câble avec toutes ces attractions touristiques…

On décide ensuite de se ravitailler et de pique-niquer au château qui domine cette vieille ville, classée au patrimoine de l’UNESCO, et qui a fait sa fortune sur le commerce du sel, et ouais, Salz=sel!!
Et là, c’est la claque! On est presque tout seul au sommet de la forteresse d’Hohensalzburg (XI e siècle), face aux Alpes… Et c’est la plus grande forteresse d’Europe.

On a choisi d’y monter avec le funiculaire, il fait encore très chaud!

Et devant toute cette beauté, on avait oublié de boire une bière…OUF! On trouve un bar, il est 21h, le panorama est magnifique!

Quelques photos de la ville ce matin, où l’on a assisté, à 11h tapantes, à la valse des cloches du Glockenspiel qui change de mélodie tous les mois!

Bon, ok, c’est un peu touristique!!

Bon, après avoir montré tout ça, il faut bien vous donner notre bon plan: la Salzburg Card!!

Ma playlist pour traverser les Alpes!

Les enfants se regardent un dessin animé, Guillaume est sur sa liseuse et moi j’admire les paysages des Alpes, je regarde le train lentement sinuer entre les montagnes…

Sur mon iPod défilent 1000 morceaux mais je n’en retiens que quelques uns, qui me semblent bien adaptés à la situation et qui me bercent, tout comme les tressautements de notre train Zagreb-Francfort!

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C’est de circonstance!!
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10. Et sans la photo: Chuva, de Mariza, Far from any road de The Handsome Family et Pinball Wizard de the Who.

Il ne vous reste plus qu’à traverser l’Autriche. Ceci dit, je pense que ça peut marcher pour n’importe quel trajet en train. Je vous conseille donc un bon tour de RER!!

Ljubljana – Salzburg

Carte à visualiser sur le blog

Pour la beauté des paysages sur le trajet, Autriche: twelve points!

Après avoir franchi un long tunnel qui nous a fait traverser la frontière autrichienne, nous sommes arrivés dans des vallées escarpées.

Note pour plus tard: éviter le café de l’équipage slovène et attendre Villach et l’ajout du wagon-restaurant!