Sur ma table de nuit, il y a…

#9

Le super livre de l’été!!
A lire au bord de la piscine, ou confortablement attablé à Telmy’Land!!

Le pitch: l’enfance de Riad Sattouf en Libye et en Syrie!!

C’est précis, pointu, affuté…
Le sens du détail porte à sourire, à rire parfois mais on voyage quand même dans deux pays empreints de violence, deux dictatures des temps modernes…
On retrouve cette violence lorsque Riad se fait frappé par ses deux cousins parce qu’il est blond, et donc assimilé à un juif…

Ce que j’ai adoré:
Le tableau très précisément peint de la vie dans les régimes de Khadafi et de Al Assad

Ce que j’ai moins aimé:
Je regrette que les personnages du père et de la mère ne soient pas plus fouillés… Le père se fait le chantre du panarabisme, subit de plein fouet les travers des deux sociétés et pourtant, la fin nous laisse un peu pantois… Certainement pour envisager la suite: il s’agit du premier tome sur 3!!

Quant à la mère inexistante, c’est dommage que ses sentiments ne soient pas plus exploités…

Mais bon, je me suis bien régalée quand même!!! Ce qui plait à l’auteur, c’est la confrontation au système éducatif: il veut absolument que son fils aille à l’école en Syrie pour qu’il devienne « l’arabe du futur », un homme éduqué, qui est allé à l’école, qui sait lire et écrire et comprendre le monde 😉

Dégoût

Boris Le Lay est un tweetos, éditorialiste sur le site de Breiz Atao, le quotidien de l’Etat national breton. C’est aussi un homophobe, raciste, antisémite, anti-communiste, violent, hargneux, un con quoi.
Suite à une altercation avec le blogueur Guy Birenbaum qu’il a qualifié de juif, tout court, après avoir traité l’Equipe de France d’équipe de nègres, j’ai consulté sa Timeline Twitter et j’ai vomi: des appels à l’épuration ou à l’élimination en commentaires de photos de la Gay Pride accompagnés de tweets racistes et violents, un bien beau mélange.

J’ai signalé son compte à Twitter et je n’ai pas dû être le seul car il a été suspendu aujourd’hui.

Comme j’avais bien mangé au petit déjeuner, j’ai décidé d’aller survoler ses éditos sur Breiz Atao.

Sans commentaires.
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Sur ma table de nuit, il y a…

#8 (?)

Ça faisait longtemps tiens!!
Ce soir j’ai lu Mon voisin de Milena Agus, auteur sarde qui m’a fait pleurer il y a quelques années avec Mal de pierres

Nouvelle de 50 pages, on retrouve la même atmosphère, lourde de chaleur, de Cagliari au printemps…
Peu de mots mais toujours ce sentiment énigmatique, ce mystère et une belle leçon de vie, quand bien même les personnages sont profondément plongés dans la tristesse et la mélancolie…. »Elle » est suicidaire et « Lui » est hypocondriaque…

Bref, c’est un petit bijou à dévorer d’une traite!
Le livre se lit en laissant une très très grande part d’imagination et d’imaginaire… Moi ça me rappelle Tende…

Ok, sur cette photo, on ne voit pas trop la chaleur…

« Et puis elle trouvait la force, et ils montaient à pied dans les rues en pente de Castello, qui sont fraîches l’été parce qu’étroites et sombres, et sentent bon la lessive, à cause du linge mis à sécher. »

« A certains balcons fleurissaient le basilic et la menthe, d’autres étaient rouges de géraniums. »

« Sous ce ciel couvert, les petites places, là où on trouve toujours des enfants qui jouent parce qu’elles sont idéales pour le ballon, étaient étouffantes de chaleur. »