Soirée philo!

Après une très riche journée de formation pour les femmes élues, j’ai rejoint Louise chez elle pour trouver des sous pour aller à New York 🤯😂 et les boys nous ont rejoint pour des pizzas domino trop épicées et un retour sur les événements de la semaine, aka les blocus lycéens!

J’ai eu l’occasion de bcp discuter avec mes anciens élèves, de leur rappeler que les revendications devaient être légitimes et je les ai encouragés à tout bloquer pour leurs droits. Parce que toute la semaine, je n’ai eu de cesse d’entendre que les jeunes faisaient ça pour ne pas aller à l’école (et c’est la formatrice du jour, polytechnicienne…), que les jeunes étaient feignants, des petites chochottes qui se plaignaient du 8-18h…

Alors, pour recentrer le débat: les lycéens se plaignent de conditions absolument DEGUEULASSES: de rats, de fuites, de froid, de chaleur, de profs pas remplacés, d’absence d’infirmières scolaires et de psyEN… bref: tout est légitime.

Et qu’est ce qu’on nous montre: des poubelles qui brûlent, des jeunes des banlieues cagoulés, des pancartes avec des slogans petés… et ça me saoule.

Voilà qq photos qu’on m’envoie ou que je trouve dans les stories et les médias du coin!

Graines de républicains à Langon, Bordeaux, Begles ou La Reole, Podensac on fire! 🔥

Arthur
Anouchka
Vittoria et Grace
Kim
Sacha
Les chouchous déjà en terminale

S’en est suivie une conversation à bâtons rompus avec Louise pendant laquelle Octave et Guillaume, à court d’arguments, ont abandonné le game et regardé des réels sur insta bouhhhhhhhh

Quant à nous, esprits plus élevés, nous nous sommes demandées si les jeunes étaient à blâmer dans ce déclenchement de violence. Quelle est donc la part de leur libre arbitre? Vous avez 4 heures.

Bref, notre soirée a été brève mais géniale! 🤯💕

On en a bien profité, Louise ne rentre pas ce WE, trop de boulot! Sciences-po est bloqué, cours en visio!

Et mardi 6, en grève ✊🏻

Parce que ça fait 22 ans que je dis sempiternellement à mes élèves que notre devise de liberté, égalité et fraternité, ce ne sont pas que des mots. C’est une réalité qu’il faut faire vivre et protéger. Et clairement, cette semaine, ce sont les jeunes qui le font pendant qu’on regarde les poubelles brûler.

À mardi dans la rue!

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